Une créance sur votre société
Un compte courant d’associé correspond à une avance consentie à la société. Contrairement à un apport au capital, il crée une créance : la société vous doit une somme. Cette avance n’accorde pas, à elle seule, de droits de vote supplémentaires.
Elle peut permettre de financer un besoin de trésorerie sans modifier immédiatement le capital. Mais l’argent avancé reste exposé à la situation financière de l’entreprise.
Poser les règles par écrit
Les statuts ou une convention peuvent préciser la rémunération, les modalités de remboursement et une éventuelle période de blocage. Pour un associé personne physique, les intérêts ne sont pas obligatoires. Lorsqu’ils sont prévus, leur traitement fiscal et leur déductibilité pour la société répondent à des conditions propres.
Le solde du compte courant n’est pas de la trésorerie disponible sur votre compte personnel. Votre capacité à récupérer les fonds dépend des engagements pris et de la situation de la société.
Anticiper le remboursement
À défaut de dispositions particulières, le remboursement peut en principe être demandé à tout moment. Une convention de blocage ou une procédure collective peut toutefois modifier cette situation. Avant de prévoir un achat immobilier ou un départ à la retraite financé par ce remboursement, vérifiez le calendrier réellement possible.
Le replacer dans votre patrimoine
Vous détenez déjà des titres de votre société ; y ajouter une créance augmente votre exposition à la même entreprise. La question n’est donc pas seulement le taux d’intérêt éventuel. Il faut aussi regarder vos liquidités personnelles, vos autres actifs et vos besoins à venir.
Pour préparer cet échange, munissez-vous du solde comptable, de la convention éventuelle et d’une estimation des besoins de trésorerie de la société. Votre expert-comptable et votre conseil patrimonial pourront ainsi travailler sur les mêmes hypothèses.
Faire le point sur votre patrimoine professionnel et personnel
Présentation générale : les règles dépendent notamment de la forme de la société et de la qualité du prêteur.
Source : Service Public Entreprendre — compte courant d’associé